• Audrey Smyth

'' I'm about to GLOW UP ''


Quand on parle de confiance en soi, les perceptions sont tellement subjectives et changeantes.


Personnellement, ma compréhension de ce terme a évolué de manière assez significative au cours des années précédentes.


Je me suis, dès l’adolescence, toujours considérée comme une personne qui manquait particulièrement de confiance en soi. Je doutais constamment de mes capacités, je ne me trouvais pas aussi jolie que toutes les autres jeunes filles de mon âge. Aussi, j’éprouvais quelques difficultés à m’intégrer dans des groupes, notamment parce que je vivais dans la peur constante de ce que les autres allaient bien pouvoir penser de moi. J’étais introvertie, gênée et anxieuse. J’étais différente, et pour cette raison, il m’est arrivé de vivre des épisodes de rejet. Tous ces facteurs n'ont guère contribué au développement d'une forte estime de moi-même.


Pourtant, chaque année, je figurais parmi les étudiants ayant obtenu les meilleurs résultats scolaires, et j’ai même remporté des prix à quelques reprises pour cette mention. En dehors des heures de classe, je pratiquais différents sports tels que le ski alpin et le ballet-jazz. Parallèlement, j’entretenais quelques-uns de mes passe-temps favoris comme la lecture (Bonjour Aurélie Laflamme!) et l’écriture. Une fois le week-end entamé, mes amies et moi enfourchions nos bicyclettes pour passer des journées entières à explorer les différents quartiers de notre petite banlieue. D’autres fois, nous nous aventurions hors de cette dernière pour attraper le prochain métro qui nous mènerait jusqu’à Montréal, et ce, toutes seules, comme des grandes. J’avais cette vie si bien remplie, et pourtant je possédais une confiance en moi terriblement vide. Pourquoi ? Car j’avais toujours cru que ce qui définissait ma valeur se trouvait à l’extérieur de moi. Je croyais que seuls les autres pouvaient décider de si j’avais le droit, ou non, d’être aimée.


Évidemment, cette croyance s’est tranquillement frayé chemin au creux de mon esprit. J’ai grandi, et je suis devenue une femme dans un monde croulant sous le jugement et la performance.


Eh oui! C’est ainsi que j’ai atteint la vingtaine – toujours aussi dépourvue de confiance en moi. Même si ma famille et mes amis m’ont toujours fait sentir importante et valorisée, je me suis entêtée à penser que je n’étais pas digne de toute cette estime de leur part. Mon côté perfectionniste a toujours, en quelques sortes, rechercher l’approbation de tous, sans toutefois considérer l’opinion des gens qui comptaient réellement à mes yeux. Aujourd’hui, je les remercie du fond du cœur pour n’avoir jamais cessé de croire en moi, surtout les jours où je n’y arrivais pas.


Je tiens à mentionner ici que ce texte est VRAIMENT difficile à rédiger. J’ignore même si je serai assez brave pour le partager, mais au final, si je l’écris, c’est bien pour moi - pour me libérer d’un certain poids.


Voyez-vous, il faut beaucoup de courage pour prendre un certain recul, regarder à l’intérieur de soi et accepter d’être vulnérable. Disons que l’exercice peut être assez douloureux, mais « c’est souvent en sortant de sa zone de confort que la magie opère », comme on dit.


Enfin, tout ceci pour dire que ma semaine a été assez éprouvante. J’ai ressenti des choses que je n’avais pas ressenti depuis très longtemps. Je suis passée par toutes les émotions possibles (ou presque). J’ai dû essuyer une déception, en plus de dealer avec le stress d’une fin de session. J’ai douté de moi, parce que oui, il m’arrive encore de « m’enfarger ». Pour être honnête, j’étais surtout très déçue de moi-même. Avec toutes ces expériences additionnées au cours des dernières années, je croyais m'être forgé une confiance des plus solides. Je me pensais être devenu une jeune adulte aguerrie, et je croyais surtout que j’étais désormais à l’abri de ces petites peines de cœur niaiseuses. Mais non ! J’ai dû faire face au rejet, encore une fois (outch!), et je crois que c’est ce qui m’a fait le plus de mal : retomber dans cette mauvaise habitude qu’est de remettre en cause ma valeur, croyant que si quelqu’un ne voulait pas de moi, cela devait être parce que je ne suffisais pas.


Laissez-moi toutefois vous rassurer. Une semaine déjà s’est écoulée et je me sens BEAUCOUP mieux. J’accepte mes émotions, je les accueille à bras ouverts, et je les remercie pour ce qu’elles m’apportent. Je suis reconnaissante pour les apprentissages et les leçons que je peux retirer de cette expérience.


Et croyez-le ou non, c’est maintenant que je peux affirmer que j’ai confiance en moi. Finalement. Oui, je suis vraiment fière de moi, car au moment où j’écris ces lignes, je prends conscience de tout ce que j’accompli au quotidien, de toutes les moindres et magnifiques facettes de ma personnalité, et de mes nombreuses qualités. Je m’impressionne par ma capacité à savoir rebondir dans n'importe quelle situation.


Pour la toute première fois depuis un certain temps, j’ai envie d’être complètement seule et de travailler à devenir la meilleure version de celle que je suis. J’ai des projets plein la tête et je choisis d’orienter toute cette énergie et tout cet amour vers moi, tout simplement parce que je le mérite. J’embrasse donc cette toute nouvelle – et Ô combien exaltante ­– assurance en attendant impatiemment la suite de cette excitante aventure qu’est la vie.

© 2020 Lespetitsbonheurs

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