Parfaite imperfection


Honnêtement, tout ce que j’entends, c’est ce discours incessant qui critique méchamment de quoi j’ai l’air en ce moment.


Les cheveux pas faits, le maquillage pas frais. Des vêtements amples qui tentent de dissimuler deux ou trois poignées d’amour indésirées. Un hâle bien pâle de contribuable acharnée et des cernes qui témoignent des nuits de trop courte durée. Ah! J'allais oublié la bedaine gonflée de fille menstruée. (Mais ça, faut pas en parler)


Ma tête peut vraiment être cruelle parfois, c’est vrai et c’est surtout laid.

Mais dois-je la blâmer pour la façon dont on l’a conditionnée?

À quoi ça sert de paraître parfaite mis à part te faire perdre la tête ?


Pourquoi se comparer à ces modèles retouchées auxquelles on se fait exposés à longueur de journée ? Tu le sais très bien que c’est loin d’être la réalité.

Je veux parler d’image et je veux susciter des acquiescements engagés. Je veux qu’ensemble, on déconstruise tranquillement tous ces standards de beauté mal placés.


Aujourd’hui je me suis laissée inspirée par une découverte qui m’a secouée. J’ai laissé jouer cette chanson sur "repeat" toute la journée.


Voici un extrait de Force Océane par Émile Proulx-Cloutier :


« On te vend des revues qui te disent de t'aimer telle que t'es Avec deux cents pages d'ados photoshopées Pis tu perds tes dimanches à perdre du poids Oui t'as le coeur gros mais ça, ça fondra pas. »


Merci Émile pour ces mots doués qui résument bien les difficultés d’une société bien amochée.

Merci surtout Annabelle pour m’avoir partagé ce petit bout de réconfort bien slamé.

© 2020 Lespetitsbonheurs

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