Merci pour ce qu'on aura été


Et bien savez-vous quoi ?


Je suis particulièrement fière de m’être acharnée à fournir tous les efforts pour tenter de faire fonctionner des relations qui n’étaient pas nécessairement destinées à s’appartenir. Je ne comprends pas en quoi il y aurait une quelconque contrainte à avoir essayé de mon mieux. Je n’aurais pas laissé la lâcheté prendre le dessus sur ce que je désirais au plus profond de mon coeur à ce moment précis. Je ne me serais pas éclipsée dès la première contrariété en prétextant que c’était trop compliqué.

On compare notre relation à celle de ceux qui nous entourent, en présumant qu’eux, ils ont accès à la facilité, mais c’est bien ce qu’ils choisissent d’exposer, ce qui n’est pas forcément représentatif de la réalité.

Ou peut-être que oui au fond? Je leur souhaite en toute sincérité.


Toutefois, chaque être humain vit des insécurités et chaque lien comporte son lot de fragilités. J’aime imaginer que l’amour se consolide lorsque deux âmes continuent de se choisir dans l’adversité, prenant en considération les forces et les faiblesses de son allié.

On ne peut toujours être en accord sur tout. Étant deux entités à part entière, il est tout-à-fait respectable et appréciable d’avoir des opinions diversifiées, voir même parfois opposées, d’où l’importance d’apprendre à communiquer.


S’enseigner mutuellement.

S’encourager à grandir, à fleurir.

Se supporter et se chérir.

Suis-je trop ambitieuse de laisser cette vision me charmer, de la laisser valser sur l’air de mes pensées poétiques?


Jusqu'à ce qu’on se rende à l’évidence que la collision entre l’envie de rester et celle de quitter est inévitable. On s’attache aux doux souvenirs, aux instants de complicité, on demeure dans l’incompréhension sachant qu’on a tout donné. Advient donc ce moment où l’on en vient à la conclusion que l’on doit désormais dire aurevoir, envoyer la main, le coeur serein, un sourire en coin. Regarder l’autre s’éloigner, intégrant avec gratitude les leçons apprises pour le temps que ça aura duré. Dire simplement «merci pour ce qu’on aura été», dans un état de légèreté.


À toi qui aime sûrement,

Bonne continuité

© 2020 Lespetitsbonheurs

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